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Cela fait plus de 20 ans que les départements, au même titre que les communes et les régions, sont chargés de régler les problèmes locaux.
Pour cela, la loi du 2 mars 1982, autrement appelée loi Defferre, a autorisé ces collectivités territoriales (mairies, conseils généraux, conseils régionaux) à lever les impôts et à embaucher le personnel nécessaire à la réalisation de leurs projets et de leurs missions.
Cest cela la décentralisation, mais elle ne sest pas faite en un seul jour !
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Sous lancien régime, la France nétait pas découpée en communes, départements et régions, mais comptait 40 provinces et 34 généralités de taille et dimportance inégales. Et malgré les efforts accomplis pour centraliser le royaume, le peuple français nétait pas uni comme il lest aujourdhui : la preuve
selon que lon vivait au nord ou au sud, à lest ou à louest du pays, on ne parlait pas la même langue, on nétait pas soumis à la même justice et on ne payait parfois pas les mêmes impôts !
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Le pays a besoin dêtre gouverné et restructuré. Et surtout, limpôt doit rentrer dans les caisses de lEtat. Lassemblée constituante décide donc de créer une nouvelle organisation, plus uniforme et équitable : les provinces et les généralités sont supprimées, les 44 000 paroisses religieuses sont transformées en 44 000 communes.
Lannée suivante en 1790 on crée 83 départements, dont 4 en Champagne : la Marne, lAube, la Haute-Marne et les Ardennes. Le découpage est effectué pendant 6 mois, on ne veut pas faire derreur : chacun est invité par lassemblée à travailler ; historiens, géographes, géologues
Le pouvoir est alors aux mains des élus locaux qui forment lassemblée départementale. Mais cela ne dure pas très longtemps
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En 1800 (An 8) est crée le préfet également appelé "lempereur aux petits pieds". Cest lui qui, à la place de lassemblée départementale, détient tous les pouvoirs et représente lensemble des ministres dans chaque département.
Les conseillers généraux ne sont plus " élus " mais " choisis " ; ils ne peuvent que donner leur avis sur les projets
et les problèmes locaux sont désormais réglés par les décisions lointaines donc lentes du pouvoir central.
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De 1800 à 1838 la Marne na connu quun seul préfet : Claude Bourgeois de Jessaint
un vrai record !
Il faudra attendre 1871 pour que lassemblée départementale, élue au suffrage universel, obtienne le droit de décider de ses projets librement, cest-à-dire sans lautorisation préalable du préfet. Toutefois, la mise en uvre des décisions des élus locaux revient encore au représentant de lEtat.
Et bien que la constitution de 1946 consacre le département comme " une collectivité territoriale qui sadministre librement par un conseil élu au suffrage universel ", cest encore le préfet qui est chargé du pouvoir exécutif.
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"Les élus seront libres dexercer pleinement leurs mandats, libres de prendre leurs responsabilités sans entrave" : Gaston Defferre, ministre de lintérieur de François Mitterrand, présente ainsi devant lAssemblée nationale la grande réforme administrative quil a initiée.
Depuis les lois de décentralisation, toutes les collectivités, les 100 départements y compris, sont administrés par un conseil élu. Chaque collectivité territoriale se voit attribuer de nouvelles compétences par lEtat et règle les problèmes locaux. Pour cela, elle dispose de ses propres moyens, financiers (les impôts locaux et largent versé par lEtat) et humains (les fonctionnaires territoriaux).
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Pour les 36 772 communes, les 100 départements et les 26 régions (dont 4 dOutre-Mer), ce fut une véritable révolution ! Concrètement cela na pas radicalement changé la vie des administrés marnais, sauf que
Acte II de la décentralisation : ça continue... !
La loi "libertés et responsabilités locales", adoptée le 13 août 2004 par le Parlement, donne une nouvelle impulsion à la décentralisation.
Aux compétences transférées en 1982 aux collectivités territoriales, viennent s'ajouter de nouvelles responsabilités. Pour sa part, le conseil général s'est vu confier d'importantes attributions dans les domaines de la solidarité, de la voirie et de l'éducation.
En janvier 2006, des fonctionnaires des services de l'Etat (Equipement et Education nationale) viendront renforcer les effectifs du conseil général et l'Etat apportera des compensations financières pour permettre au conseil général d'accomplir ses missions. |
Aujourdhui, les services de lEtat et ceux des collectivités territoriales agissent ensemble pour gérer le cadre de vie des Français, faire face aux problèmes économiques et sociaux.
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1) les grandes politiques du département
2) lorganisation du Conseil général
3) Qui sont-ils ? Où sont-ils ?
4) Le budget du département
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